Le coin de Rafale

Sais-tu en quoi consiste le travail d’une technicienne en validation de données?

MélodieLorsque j’ai rencontré Jany, une chimiste de la qualité de l’air, elle m’a expliqué qu’elle travaillait en étroite collaboration avec des techniciennes en validation de données. Cela a piqué ma curiosité! Jany m’a alors invitée à venir rencontrer Isabelle Masse et Annie-Claude Paradis, et je les ai surprises en plein travail! Tout comme Jany, elles travaillent à la Direction de l’information sur le milieu atmosphérique du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Je t’invite à lire l’entrevue que j’ai réalisée avec elles.

MagmaIsabelle, Annie-Claude, en quoi consiste le travail effectué par une technicienne en validation de données?

Techniciens en train de faire la validation des donnéesTechniciennes travaillant sur la validation des données

Nous accomplissons plusieurs tâches et vérifications pour nous assurer que les données, recueillies par les appareils de mesure des stations de la qualité de l’air, sont justes, précises et sans erreur. Ces vérifications sont faites à toutes les stations du réseau, situées un peu partout sur le territoire du Québec. Cela permet à Jany de réaliser des analyses de qualité de l’air à partir de données qui reflètent réellement ce qui se passe sur le territoire. Il est important de savoir si l’air qu’on respire est de bonne qualité ou s’il peut causer des problèmes de santé. D’où l’importance d’avoir des personnes dont la tâche principale est de valider les données qui serviront à produire des analyses.

Une de nos tâches principales est d’effectuer un suivi quotidien de l’ensemble des données produites par les équipements techniques, afin de repérer rapidement les problèmes dans le réseau de stations. Lorsque quelque chose d’inhabituel se produit, nous signalons la situation aux équipes de techniciens qui travaillent à l’entretien des stations. Par exemple, imagine qu’une pompe, qui permet d’aspirer l’air extérieur dans l’appareil, ne fonctionne plus. La première étape à franchir est de faire un constat et de décrire le problème dans un rapport, qui sera consulté par les techniciens sur le terrain. Par la suite, ceux-ci se rendront à la station pour vérifier ce qui se passe. Il est possible que ce soit un problème mineur ou, au contraire, que la pompe soit défectueuse et qu’on doive la remplacer. Lorsque la réparation est terminée, les techniciens produisent un rapport détaillé sur l’intervention effectuée à la station concernée. Cette procédure est appliquée à toutes les stations du réseau de la qualité de l’air. De plus, nous avons la responsabilité de mettre à jour régulièrement l’inventaire du matériel et des appareils de mesure utilisés dans le réseau.

Afin d’informer la population de la qualité de l’air dans l’ensemble des régions du Québec, le Ministère diffuse un indice de la qualité de l’air (IQA) sur son site Web. Comme cet indice doit pouvoir être consulté en tout temps, il est mis à jour d’heure en heure sur le site du Ministère. Pour ce faire, il faut s’assurer que le système informatique qui gère la collecte de données soit pleinement fonctionnel. Il faut bien sûr effectuer la validation de ces données, ce que nous faisons grâce à une application informatique qui permet de visualiser les données douteuses ou non conformes (par exemple : un appareil défectueux qui fournit des données biaisées). Lorsque cette étape est terminée, il faut inscrire le statut « validation finale » dans le système pour confirmer que les données ont franchi l’étape de validation.

Application graphique de validation des donnéesApplication graphique de validation des données

Avec l’aide de techniciens en informatique, nous effectuons la gestion des applications informatiques qui collectent les données. En plus de proposer des améliorations, nous procédons à des tests pour nous assurer que les changements apportés aux applications fonctionnent bien.

Nous avons la responsabilité de recueillir et de transmettre des données sur la qualité de l’air à nos partenaires, selon les ententes établies. Afin d’être en mesure de produire un portrait global de la situation de la qualité de l’air au Québec, nous fournissons un suivi mensuel et annuel de ces données.

Tableau de donnéesTableau de données

MagmaQu’aimez-vous particulièrement dans votre travail?

Le travail d’un technicien en validation de données est très instructif, car il permet de toucher à une foule de domaines liés aux sciences tels que la climatologie, la physique, la chimie, l’électronique, les mathématiques et l’informatique. Plusieurs milliers de données sont intégrées toutes les heures dans nos banques de données. C’est un défi stimulant de voir à la qualité de toutes ces données!

Même si le travail requiert de passer de nombreuses heures devant des écrans d’ordinateur, il nécessite aussi des échanges constants avec nos collègues professionnels et techniciens sur des situations que nous rencontrons, ce qui est très enrichissant. De plus, nous avons la chance de pouvoir établir nous-mêmes la planification des tâches à accomplir; avoir de l’autonomie dans son travail, c’est génial!

MagmaEn quoi consiste une journée typique à votre travail?

Vous l’aurez compris, le travail s’effectue principalement à l’aide d’un ordinateur, un peu comme celui des contrôleurs aériens! C’est un travail exigeant qui nécessite une bonne concentration.

Dès notre arrivée le matin, la première étape de notre travail consiste à déceler rapidement les problèmes qui surviennent aux stations de mesure et tout particulièrement lors des épisodes de smog. Tout au long de la journée, nous devons nous assurer que la collecte de données et la diffusion de l’IQA se déroulent normalement. De plus, à l’aide de nos outils informatiques, nous devons valider des données, faire des analyses et des évaluations, et ce, pour chacune des stations de mesure de qualité de l’air du réseau.

Nous avons aussi des rencontres d’équipe pour discuter des améliorations à apporter aux procédures et aux façons de faire ainsi que des formations sur des nouveaux logiciels.

MagmaQuelles études doit-on faire pour devenir technicien en validation de données?

Il n’existe pas de diplôme en validation de données. Par contre, un diplôme d’études collégiales (DEC) dans le domaine des sciences naturelles te permettra de devenir technicienne en validation de données au Ministère (techniques de laboratoire, techniques de bioécologie, techniques en eaux et assainissement, etc.). Il faut également maîtriser certaines notions environnementales, par exemple en climatologie, en chimie ou en physique, et connaître les interactions entre les différents polluants atmosphériques.

Appareil mesurant l'ozone
Appareil mesurant l'ozone
Appareil mesurant les particules fines(PM2,5)
Appareil mesurant les particules fines(PM2,5)
Station de mesure de la qualité de l'air
Station de mesure de la qualité de l'air

MagmaQuelles sont les qualités nécessaires pour travailler en tant que technicien en validation de données?

Ce métier exige beaucoup de rigueur. Il demande également une bonne capacité de concentration, un sens logique développé, une capacité de se remettre en question, un bon esprit d’équipe, de l’autonomie et une bonne méthode de travail.

MagmaSelon vous, à quoi ressemblera le travail d’un technicien en validation de données dans dix ans? Quels seront vos défis?

La validation des données ne pourra jamais être complètement effectuée par des outils informatisés, et ce, malgré l’évolution technologique. Ce travail permet d’obtenir et d’archiver des données de qualité, car le technicien en validation est capable de déceler des problèmes que le système n’est pas en mesure de détecter.

MagmaVotre message aux jeunes qui souhaitent suivre vos traces?

Cet emploi est parfait pour une personne qui désire jumeler ses intérêts pour l’informatique et les sciences naturelles.

Pour en savoir plus :

Des informations sur le réseau de la qualité de l’air Indice de la qualité de l’air

Qu’est-ce que le smog?

Autres problèmes atmosphériques :

Chauffage au bois

Les halocarbures

Viens lire mes aventures :

Il y a de la science dans l’air

Le smog hivernal : un brouillard suspect

Le smog : sous le nuage de l’été

Ou consulte mes capsules :

Sais-tu en quoi consiste le travail d’un chimiste de la qualité de l’air?

Sais-tu en quoi consiste le travail d’un chimiste spécialiste de la caractérisation des émissions atmosphériques?

Sais-tu qu’il existe un laboratoire mobile servant à l’analyse de la qualité de l’air?

Sais-tu ce qu’est le laboratoire mobile d’analyse des rejets atmosphériques (LARA)?

 

Publication : janvier 2019

 

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