Le coin de Rafale

Sais-tu comment réduire ton empreinte carbone en modifiant ton alimentation?
Catégorie : 9 à 12 ans

Aurore
Dans cette capsule, j’ai envie de te faire découvrir cinq habitudes que tu peux adopter pour diminuer l’empreinte carbone de ton assiette. Mais d’abord, sais-tu ce qu’est l’empreinte carbone?

Dans cette capsule, j’ai envie de te faire découvrir cinq habitudes que tu peux adopter pour diminuer l’empreinte carbone de ton assiette. Mais d’abord, sais-tu ce qu’est l’empreinte carbone?

Il s’agit de l’ensemble des gaz à effet de serre (GES) qui sont rejetés dans l’atmosphère tout au long de la production d’un aliment. Si on prend une tomate, par exemple, on calculera tous les GES qui sont émis depuis sa production à la ferme, son transport vers l’épicerie et la maison, sa consommation et finalement son élimination. Comme tu en as sans doute déjà entendu parler, beaucoup de choses que nous faisons ont un impact sur l’environnement. Par exemple, les transports et les usines polluent et émettent des GES dans l’atmosphère. Ces GES contribuent au réchauffement de la planète et aux changements climatiques, ce qui cause des problèmes aux humains et à tous les êtres vivants sur terre.

Tu peux lutter contre le réchauffement de la planète en adoptant cinq habitudes liées à ton alimentation. Es-tu prêt à relever ce défi?

1-Dans ton assiette, remplace certains aliments provenant des animaux par des protéines d’origine végétale

Les produits animaux (viande, produits laitiers, poisson, œufs) sont les aliments qui génèrent le plus de GES. Pourquoi? Parce que les vaches, les cochons et les autres animaux ont besoin de manger beaucoup de nourriture (des plantes) pour devenir adultes et produire du lait, des œufs ou de la viande. Et pour produire toute cette nourriture, les fermiers doivent cultiver de très grands champs. Ils utilisent alors des tracteurs et d’autres machineries, de l’engrais et des pesticides, trois sources de pollution et d’émissions de GES.

Si les humains mangeaient des végétaux au lieu de manger des produits animaux, nous aurions besoin de cultiver beaucoup moins de champs et cela diminuerait de beaucoup la pollution et les émissions de GES. Plus de 3 milliards d’hectares de terres agricoles deviendraient disponibles pour d’autres utilisations, comme des grandes réserves protégées pour les animaux sauvages, par exemple. Il s’agit d’une superficie grande comme trois fois le Canada (et le Canada est très, très grand!).

Les ruminants, comme les vaches, émettent aussi des GES d’une autre manière : en rotant! Eh oui! En digérant leur nourriture, ils produisent du méthane (CH4), un gaz qui réchauffe l’atmosphère 25 fois plus que le dioxyde de carbone (CO2), le GES le plus connu.

Graphique qui montre les GES émis pour obtenir 50 grammes de différents types de protéines.

Pour te donner une idée, voici un tableau qui montre combien de GES sont émis pour produire la même quantité de protéines de différents aliments. Comme tu peux le voir, le bœuf est le plus grand émetteur de GES, alors que les aliments provenant des plantes comme le tofu, les légumineuses et les noix en émettent très peu. Pour mieux comprendre, comparons les GES de notre assiette à un trajet en auto. En moyenne, manger 50 grammes de protéines de bœuf émet autant de GES que de rouler en voiture pendant plus d’une heure sur l’autoroute. En comparaison, manger la même quantité de protéines de tofu équivaut à rouler pendant seulement cinq minutes!

Coup d’œil sur les légumineuses : sais-tu qu’elles peuvent « nourrir » le sol?

En plus de générer moins de GES que la viande, les légumineuses sont une très bonne solution de rechange aux produits animaux, car elles contribuent à améliorer la fertilité des sols. Plus les sols sont fertiles, plus les végétaux poussent facilement! Mais comment font les légumineuses pour fertiliser nos sols?

Les légumineuses sont capables d’absorber l’azote, un gaz présent dans l’air, pour se nourrir. Ainsi, elles ont besoin de beaucoup moins d’engrais (source de pollution) que les autres types de cultures. De plus, lorsque leurs racines se décomposent et se mélangent au sol, les légumineuses libèrent l’azote capturé dans l’air et le rendent disponible pour les végétaux qui pousseront la saison suivante.

2-Évite de gaspiller de la nourriture

Plus du tiers de la nourriture dans le monde est gaspillée, que ce soit à la ferme, durant le transport ou à la maison. Cela représente 1,3 milliard de tonnes de nourriture jetée par an, soit le poids d’environ 200 millions d’éléphants! Près de la moitié de ce gaspillage est fait à la maison. Imagine l’utilisation de précieuses ressources (énergie, terre, eau) et tous les GES émis qui pourraient être évités! C’est pourquoi il est important de bien choisir notre nourriture et d’éviter le gaspillage alimentaire. Sur Internet, tes parents et toi pouvez trouver une foule de trucs pour éviter le gaspillage de la nourriture! Tu peux donc faire une différence!

3-Privilégie les produits locaux (du Québec), surtout lorsqu’ils sont de saison

Les aliments vendus dans les épiceries ont souvent fait un très long chemin avant d’y arriver. Par exemple, les bananes, qui poussent très loin du Québec, doivent être transportées jusqu’ici, ce qui génère beaucoup de GES. Pour limiter ces GES, choisis, lorsque c’est possible, des aliments provenant du Québec. Il faut toutefois faire attention, car certains aliments, comme les tomates cultivées dans des serres chauffées l’hiver au Québec, peuvent avoir une plus grande empreinte carbone que les tomates de champs importées d’un autre pays. C’est pourquoi l’achat d’aliments de saison est à privilégier!
En plus de réduire les GES, ton geste encouragera les fermes d’ici!

4-Choisis des aliments naturels et moins emballés

Beaucoup d’aliments dans les épiceries sont suremballés, ce qui veut dire qu’ils ont plus d’emballage que nécessaire. Par exemple, les collations comme les barres tendres, les compotes de fruits et les yogourts individuels produisent beaucoup de déchets. Pour réduire ton empreinte carbone, suggère à ta famille d’acheter de gros formats ou du vrac et apporte tes lunchs et collations dans des sacs ou des contenants réutilisables.

Avec tes parents, tu peux aussi t’amuser à cuisiner des repas et des collations à partir d’ingrédients simples et naturels comme de la farine de grains entiers, des fruits et des légumes frais. Évite de consommer des aliments transformés ayant une longue liste d’ingrédients, car ils sont généralement moins bons pour toi et pour la planète. En effet, la transformation des aliments en usine et l’ajout d’agents de conservation (aussi produits en usine) émettent des GES.

5-Recherche les certifications fiables

On trouve des certifications sur certains produits alimentaires. Ils sont souvent sur l'emballage ou sur une petite étiquette collée sur le fruit ou le légume. Par exemple, les certifications biologiques indiquent des modes de production qui peuvent être bons pour l’environnement et la santé en réduisant ou en éliminant, par exemple, l'utilisation de pesticides. Mais attention, certains logos ou courtes phrases (ex. : « 100 % naturel ») sur les emballages ne sont pas des vraies certifications! Le répertoire des écoétiquettes peut t'aider à obtenir de l’information sur plusieurs écoétiquettes utilisées au Québec et à faire de meilleurs choix.

En terminant, te souviens-tu des cinq bonnes habitudes que tu peux adopter pour réduire les émissions de GES associées à ton assiette?

Remplace des produits animaux par des végétaux (plantes).

Et voilà! Tu es maintenant prêt à combattre les changements climatiques, une assiette à la fois!

Teste tes connaissances!

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Publication : juillet 2020

 

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